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À la veille de la Seconde guerre Mondiale, Saumur est déjà dotée d'un fameux club de football. Suivant l'exemple de l'Etoile de Notre-Dame de Nantilly, pionnier saumurois de l'Union d'Anjou des Patronages catholiques en 1907, la Jeanne d'Arc brille non seulement en Union (rien moins que championne de France 1937 et finaliste 1938 !) mais également dans les compétitions de la Ligue de l'Ouest. Dans le trio de tête de Promotion d'Honneur, elle accède à la première finale de la Coupe de l'Anjou grâce à De Nouel, Raymond et Lucien Aldebert, Bernard de Bodman et leurs équipiers.

A la Libération, où la Jeanne-d'Arc parvient jusqu'en trente-deuxième de finale de la Coupe de France 1945, décision est prise de grouper les moyens des volontaires pour constituer un nouveau club, l'Olympique de Saumur, en s'inspirant de l'héritage laissé par Aimé Nuic et Camille Cottin, deux fameux entraîneurs qui viennent d'exercer à Saumur. Jacques Péronnet assure la présidence, Lucien Aldebert la direction sportive et Jules Dutilleul, un Nordiste officier FFI dans la Résistance, est recruté comme entraîneur-joueur ; l'OS jouera en tricolore. Lauréat de 1ère division, il accède à la Promotion au terme de sa première année d'existence, et joue une demi- finale de Coupe de l'Ouest !

Roger Charollais succède à Dutilleul. Encore bien classé en Promotion, le club saumurois tombe en Coupe de France devant le Stade de Reims professionnel… 9 à 1. L'année suivante, il termine premier de Promotion et accède à la Division d'Honneur, avant de jouer plusieurs fois au yoyo entre les deux divisions.

En 1955, sous l'impulsion de son entraîneur-joueur Michel Plantiveau, l'O.S. est champion de l'Ouest de DRH et remporte son premier trophée, la Coupe de l'Anjou, en dominant le S.C.O. Angers 2-0. L'année suivante, il rate le doublé dans cette épreuve, battu en finale par l'Eglantine de Trélazé. Troisième de Division d'Honneur en 1957 et 1959, il est cette année-là finaliste de la Coupe de l'Ouest que conquiert le Stade Quimpérois. En 1960, il a l'honneur d'affronter l'une des meilleures équipes du pays, Nîmes Olympique, en seizième de finale de la Coupe de France à Nantes : les Crocodiles s'imposent 8 à 0 !

L'O.S. prend sa revanche sur Quimper en Coupe de l'Ouest 1961, Mazouni et Renaudin inscrivant les buts victorieux (2-1). Décidément sur une vague porteuse, il est vice-champion de l'Ouest en 1962 et 1963. Mais en 1966, il termine 12ème, relégué en DSR et l'entraîneur Eugène Fragassi s'en va. Le club saumurois vient d’échouer de peu dans la course à la remontée lorsque la création de la Ligue Atlantique arrive à point nommé : l'O.S. est évidemment intégré à la nouvelle Division d'Honneur. Il se classe 7ème et premier finaliste de la toute fraîche Coupe de l'Atlantique.

Tonin Pasquini, victime de l'invraisemblable relégation du SCO d'Angers en D2 professionnelle, devient entraîneur de l'O.S. en 1968. Hélas, il succombe à une grave maladie en avril 1969. Son club termine quand même 3ème du championnat et à nouveau finaliste de la Coupe de l'Atlantique.

Deux ans plus tard, il devient champion de l'Atlantique (avec une seule défaite en 22 matches) et accède enfin aux championnats nationaux. Pour l'occasion, Fragassi fait son retour. Mais cette première expérience tourne court : l'O.S. est relégué. Pendant quatre ans, l'équipe de Fragassi échoue de justesse dans la course à la remontée. En 1976, elle termine même à égalité de points avec le champion, l'A.E.P.B. de La Roche-sur-Yon.

Eugène Fragassi est remplacé Michel Stiévenard, un autre ancien professionnel scoïste, deux fois capé en Equipe de France quant il jouait à Lens. Le club saumurois échoue à la troisième place mais se console en remportant la Coupe de l'Atlantique face à l'Etoile Sportive de La Chaume (3-1). En 1978, saison remarquable, il gagne enfin le championnat de l'Atlantique (avec 6 points d'avance !) et, malgré la création de la D4, accède directement à la D3, tandis que l'équipe B monte en DRH. Avec notamment Daniel Noir, Michel Mauboussin, Baudouin Le Châtelier, Jean-Louis Leroy, Jean Foucher et Patrick Duveau, il se maintient en D3. L'exploit se reproduit en 1980.

Mais à partir de 1981, le stade René-Roussel est le théâtre d'une impressionnante dégringolade. Par manque de discipline, de structures et aussi probablement de talent, l'Olympique de Saumur finit 11ème, classement insuffisant pour se maintenir. La saison suivante n'est pas meilleure et le voici rétrogradé en DH. Stiévenard est remplacé par Michel Foucher, de retour à Saumur après une expérience d'entraîneur-joueur à Belligné. Le club ne se sauve qu'in extremis lors du dernier match grâce à un but du jeune Patrice Sauvaget. Foucher est remplacé par Loïc Loiseau. Avec une équipe très jeune, l'OS se sauve encore de justesse. Mais il n'y a pas de miracle en 1985 et le nouvel entraîneur Jean-Yves Citron ne peut éviter la relégation en DSR malgré un bon début de saison. La chute ne s'arrête pas là car l'OS, en perdition, termine 12ème et tombe en DRH ; Citron retourne à Angers.

L'Olympique de Saumur se stabilise enfin en DRH. Mais avec des effectifs trop faibles il semble condamné à végéter. Durant l'inter-saison 1989, il fusionne avec le Sporting Club de Bagneux, club de la rive gauche du Thouet. Fondé en 1968, ce dernier a monté progressivement les échelons jusqu’à parvenir en Promotion d'Honneur 1981 et de s’y maintenir cinq saisons. Il apporte son président Michel Robert, son entraîneur Gérard Bernier, son siège à la Mairie de Bagneux et la majorité de l'effectif du nouvel ensemble qui prend le nom de Racing Club de Saumur.

Echouant de peu pour la montée dès sa première année, le R.C. Saumur y parvient en 1993. Il s'y maintient quatre ans. Puis il rétrograde et, après trois nouvelles années en DRH, le constat établi au printemps 2000 est le même qu'en 1990 : l'heure est venue de regrouper les forces saumuroises pour viser plus haut. Cette fois, la fusion se fait avec l'ASPTT et… la Jeanne-d'Arc !

Qu'était devenue la Jeanne-d'Arc ? On avait laissé le vénérable patronage à la Libération. Privé de ses meilleurs éléments, il avait renoncé au football peu après mais Marcel Manoury l'avait relancé en 1962. Champion de Maine-et-Loire de 1ère division dès 1966, les Bleu-et-blanc dirigés par Armel Stéphan étaient montés en PH puis en DRH en 1967 et même en Division d'Honneur en 1968 : une ascension en flèche ! Par la suite, la J.A. avait plutôt navigué entre DRH et PH jusqu’aux années 1990 qui la voient stagner entre P1 et D2. Quant à l'ASPTT de Saumur, lancée en 1967 et dont est issu Pascal Janin, elle a été championne de Maine-et-Loire en 1986, mais vient de terminer dernière en D1.

C'est ainsi qu'en mai 2000, les trois clubs fusionnent pour constituer l'Olympique de Saumur F.C. aux couleurs bleue et rouge. L'objectif est la montée en DH en 4 ans. Jean-Pierre Benoist, ancien président du R.C. Saumur, prend la présidence. La direction technique est confiée à un nouvel entraîneur-joueur, Patrice Sauvaget : né en 1966 et révélé à Saumur, il a été professionnel au SCO d'Angers (83-89), à Lille (89-92), Cannes (92-95), Dunkerque, Istres, et enfin chez les voisins thouarsais en National, (1998-2000).

Classé 6ème de DRH en 2001, l'Olympique nouvelle formule ne tarde pas à accumuler les succès. En 2002, il finit premier et monte en DSR. Vainqueur des Voltigeurs de Châteaubriant par un but de Sauvaget lui-même, il s'offre une nouvelle Coupe de l'Atlantique, vingt-cinq ans après. L'année suivante, il monte directement en DH.

Troisième de Division d'Honneur en 2004, l'O.S. termine deuxième en 2005, devancé par l'impressionnante équipe réserve du S.C.O. Angers, puis échoue en barrage d'accession au CFA2. La saison est néanmoins fructueuse. D'abord, les Saumurois réalisent l’exploit d’éliminer de la Coupe de France les professionnels d'Amiens (2-0). Ce n’est pas fini : au tour suivant, les Parisiens du P.F.C. sont écartés, après avoir tout de même arraché les prolongations (à la 90+5' !) ; les hommes de Sauvaget ne s'inclinent qu'en seizième de finale devant les joueurs de Ligue 1 du Football Club de Nantes (2-0). Par ailleurs, ils remportent à nouveau la Coupe de l'Atlantique, au détriment de La Roche-sur-Yon. Enfin, les réservistes s'offrent le Challenge de l'Anjou. Quelle moisson !

Encore sur le podium de la Division d’Honneur et vainqueur de la Coupe de l’Atlantique en 2006, l’Olympique de Saumur remporte enfin le championnat de la Ligue en 2007. Par la même occasion, il retrouve les championnats nationaux après 25 ans d’absence. Il joue dans le peloton de tête chaque année et décroche enfin l'accession en remportant sa poule en 2011 : le voici de retour en CFA.

L'expérience sera courte et l'Olympique F.C. dégringole de deux étages. En 2015, il rebondit et gagne une nouvelle fois la Coupe de l'Atlantique.

© Olivier Moreau avril 2006 - mai 2007 - juin 2011 - juin 2015

l'Olympique
de Saumur

Pour nous écrire :
anjou.foot@laposte.net
 
O. Saumur
Olympique de Saumur - Racing Club de Saumur - Olympique de Saumur F.C.

champion de l’Atlantique
1971 - 1978 - 2007

champion de Maine-et-Loire
1946 - 1976

vainqueur de la Coupe de l’Ouest
1961

vainqueur de la Coupe de l’Atlantique
1977 - 2002 - 2005 - 2006 - 2015

vainqueur de la Coupe de l’Anjou
1955 - 2007 - 2008

vainqueur du Challenge de l’Anjou
2005
  
 
 
Lucien Aldebert,
célèbre joueur
et dirigeant saumurois