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Le doyen des clubs d'Angers encore en activité a passé les 100 ans ! Son stade de la Chalouère, à son tour centenaire, est le plus vieux terrain de football d'Angers encore existant. Si on ajoute que ce club est celui de Chaigne, de Wéry, des Samzun, qu'il a été demi-finaliste du championnat de France aux temps héroïques, qu'il a remporté plusieurs titres dont une Coupe de l'Anjou, on mesure qu'il est à lui seul un pan de l'histoire du football de Maine-et-Loire.

Au vrai, il existe avant même le 30 mars 1906, date de sa déclaration officielle sous le nom de Vaillante-Sport. Depuis 1903, à l'initiative du chanoine Ballu, la jeunesse peut s'adonner à la pratique gymnique et sportive grâce à la Vaillante, patronage de la paroisse de Saint-Serge. Dès 1907, les joueurs de balle au pied disposent du terrain de la Grande-Chaussée qui sera aménagé par Bessonneau.

Le contexte politique n'est pas anodin : la séparation de l'Eglise et de l'Etat sur fond de rivalité entre catholiques et laïcs (ou "républicains") rejaillit sur le monde du sport où les uns et les autres ont leur propre fédération. En toute logique, la Vaillante-Sport s'affilie à la Fédération gymnique et Sportive des patronages de France (FGSPF). Son premier adversaire est le patronage vendéen de l’Etoile Fontenaisienne battu 3-1 en Vendée, le 5 avril 1908.

Sous l'impulsion de Gaston Rosin, les Vert-et-blanc obtiennent rapidement des résultats qui dépassent les frontières de l'Anjou. En 1910, après avoir dominé la Jeune France de Cholet dans le match décisif pour le titre d'Anjou, ils battent 5 à 0 l'Etoile Fontenaisienne, championne de Poitou-Vendée, puis échouent en quart de finale du championnat de France devant les Cadets de Bretagne. Le scénario se répète à l'identique l'année suivante.

Le 1er janvier 1912, à la Grande Chaussée, la Vaillante reçoit en match exhibition l'Etoile des Deux-Lacs, championne de France en titre : rendez-vous est pris pour la finale… Qui sont les Vaillants Angevins ? Louveau, gardien plein d'avenir ; à l'arrière Courtebassis et Ménard, bon au marquage ; au milieu Pineau, le capitaine "au jeu scientifique", Chat qui dirige la manœuvre et excelle au jeu de tête et Samzun qui manque un peu de sang-froid ; et à l'avant Gauthier, un tantinet personnel, Abélard, parfois indécis, Ménanteau, bon distributeur mais fantaisiste, Masson buteur et shooteur de 16 ans et Robert, capable de centrer avec précision. En lutte avec l'Etoile Sportive Angevine (battue 13 à 0 !), l'Union Sportive de Beauregard et la Jeune France de Cholet, ils abandonnent le titre à cette dernière superbement emmenée par Marcel Triboulet, sélectionné pour le prochain France-Suisse.

La Vaillante prend sa revanche en 1913. Supérieure à l'U.S. Beauregard et à l'Union Sportive Saint- Michel du Mans, elle s'impose à la Jeune France par une dernière victoire 4-1. Notons que l'équipe seconde est aussi à l'honneur en remportant le championnat de 2ème série. En phase inter-régionale, le patronage angevin bat la St-Michel de St-Brieuc ; au tour suivant, il écarte le Vélo-Sport d'Alençon par 8 à 1, Pierre Chat ayant ouvert la voie en marquant… de la tête. Voici la Vaillante championne de l'Ouest et demi-finaliste du championnat de France. Mais le 6 avril, elle s'incline devant l'Etoile des Deux-Lacs : le redoutable patronage parisien l'emporte 8-1 face à une équipe angevine fatiguée par le voyage et nettement surclassée.

Avec Louveau, Paul et Eugène Samzun, Masson, Adam de Yarza, Pierre Chat, Godineau, Dampierre, Menanteau, Gauthier et Durand, qui ont presque tous ont entre 17 et 20 ans, la Vaillante-Sport est à nouveau championne de l'Atlantique 1ère série de la FGSPF en 1914. Elle écarte la Saint- Michel du Mans 3-1 puis l'Etoile Sportive d'Alençon 6-0. La voici en quart de finale du championnat de France, à Cognac devant 2.000 spectateurs, qui se qualifie 4-1 au détriment de l'Etoile Sportive de Marsan précédemment vainqueur du Sport Club de Montpellier. Mais au tour suivant les Angevins échouent à nouveau aux portes de la finale, vaincus par les Bons Gars de Bordeaux.

La Grande Guerre survient au cœur de l'été 1914, interminable et cruelle parenthèse.

Au sortir de la guerre, la création de la Fédération française de football-association et de la Ligue de l’Ouest permet de réunir tous les clubs dans les mêmes compétitions. La Vaillante joue en 1ère série d'Anjou-Basse-Loire régie par les règles de la F.F.F.A. Classée 4ème en 1919 puis 5ème en 1920, elle termine première en 1921, devant le Club Olympique Choletais, le Sporting Club de l’Ouest et la Mellinet de Nantes, mais s'incline en inter-district devant le Vélo-Sport Flertois (0-6 puis 4-2). Parallèlement, la Vaillante joue le championnat de l'Union gymnique et sportive d'Anjou ("Union d'Anjou"), celui des patronages catholiques : elle le remporte en 1925 en battant l'Avant- Garde d'Angers 1-0.

Après une saison décevante en 1ère série de la Ligue de l’Ouest, le patronage de Saint-Serge se retire des championnats de la L.O.F.A. et, volonté ou nécessité, se concentre sur l'Union d'Anjou. Elle pratique en 1ère série avant d'être reléguée en 2ème série en 1928, battue 7-0 puis 9-0 par l'Intrépide !

La fête du 20 novembre 1928 n'en est pas moins joyeuse : la Vaillante célèbre les 25 ans de sa fondation, avec au programme une messe, deux matches de football puis un banquet de plus de 80 couverts présidé par l'abbé Pineau, curé de Saint-Serge, en présence du chanoine Ballu et du président Léon Massonneau.

Sportivement, la Vaillante refait surface à la fin des années 1930. En 1937, elle échoue de peu pour le titre face à la Jeune France de Cholet. L'année suivante, elle se qualifie pour la phase finale mais s'incline à la surprise générale devant la Segréenne. Sa victoire sur l'Etoile de Chemillé est insuffisante et la Jeune France est à nouveau championne.

En 1939, enfin, la Vaillante devient championne d'Anjou des patronages avec Moire, Poulain, Froger, Chrétien, L'Affeter, Cherré, Adolphe, Laisné, Bodet, Pommier et Savidan ! Elle termine avec un point d'avance sur la Jeune-France de Cholet grâce à une victoire 7-3 ; suivent la Jeanne- d'Arc de Saumur, la Fraternelle de Saint-Macaire, la Segréenne, le Sporting de l'Université Catholique et l'Etoile Sportive de Notre-Dame de Chemillé.

Hélas, la guerre suspend à nouveau l'élan de la Vaillante. Mais dès la Libération, elle est championne d'Anjou en battant l'Espérance de Gesté 2-1 à Chemillé le 27 mai 1945.

En 1947, tout en jouant le championnat de l'Union d'Anjou elle ré-adhère aux championnats de la L.O.F.A. et débute en 4ème série avec le numéro d'affiliation 9143. Sa progression est fulgurante : accession en 3ème division dès 1948, 2ème division en 1949 et 1ère division du district de Maine- et-Loire en 1950. La saison 1952-53, en revanche, est moins glorieuse et elle finit dernière et en L.O.F.A. et en Union d'Anjou !

Elle fait à nouveau parler d'elle en 1960 grâce à son entraîneur-joueur François Maréchal, professeur d'éducation physique et ancien gardien amateur du SCO. Elle termine championne d'Anjou de 1ère division et vice-championne de l'Ouest derrière la Fleur de Genêt de Banalec vainqueur 1-0 dans le match décisif. En Coupe de l'Anjou, elle élimine l'Eglantine de Trélazé (en nocturne à Bessonneau !) puis, en demi-finale, l'Intrépide d'Angers 3-2. La finale disputée le 15 juin 1960 au stade Bessonneau l'oppose à l'En-Avant de La Tessoualle. Reface ouvre la marque à la 40' sur un corner tiré par Maréchal puis Thomas égalise d'un tir puissant à la 50' mais Hubert, en reprenant de la tête un centre de Maréchal à un quart d'heure de la fin, offre la victoire aux Vert-et-blanc. Au terme d'une excellente finale, la Vaillante remporte une Coupe de l'Anjou méritée.

En 1965, Robert Meuris, l'ancien prodige du SCO, succède à François Maréchal. La Vaillante remporte la Coupe de la Ville d'Angers. La saison suivante, elle se classe 2ème en PH derrière Château-Gontier et accède à la DRH de la nouvelle Ligue Atlantique de football. Elle s'y maintient jusqu'en 1971. En 1982, la section de basket-ball fusionne avec celle du CSJB pour engendrer l'Anjou Basket Club. La même année, après plus de vingt saisons dans les compétitions régionales, la section de football est reléguée en 1ère division de District et ne s'en extrait qu'en 1991. Elle se stabilise alors en Promotion d'Honneur (sauf durant la saison 1994-95) jusqu'à 2005 qui voit la section football retomber en District tandis que celle de tennis de table confirme qu'elle fait partie des meilleures de France ! Vénérable club omnisport, la Vaillante compte aujourd'hui plus de quinze sections et continue de pratiquer le football sur le terrain de la rue de la Chalouère depuis près de cent ans !

© Olivier Moreau - avril 2006

la Vaillante-Sports
d'Angers

Pour nous écrire :
anjou.foot@laposte.net
 
V.S. Angers
Vaillante-Sport

Coupe de l’Anjou
1960

Champion d’Anjou FGSPF
(avant la 1ère Guerre Mondiale)
1909 - 1910 - 1911 - 1913 - 1914

Demi-finaliste du championnat de France F.G.S.P.F.
1913 - 1914
Ci-contre, l'équipe qui disputa la demi-finale du championnat de France en 1914.