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Lorsque le Club Olympique Choletais naît le 25 mai 1913, le paysage footballistique de la capitale des Mauges n'est pas un désert. La Jeune France fait déjà parler d'elle. Seulement, elle pratique dans le championnat des patronages catholiques, la F.G.S.P.F. C'est dans le principal championnat concurrent, celui de l'U.S.F.S.A., que s'inscrit le nouveau club. Son entrée en matière est tonitruante : d'abord vaincu par le grand club angevin de l'époque, l'Angers U.C., dès le 26 octobre, le C.O. Choletais termine premier du championnat Atlantique de 1ère série devant l'A.U.C. (battu 3-0 au retour), le Stade Nantais et le C.S.Bessonneau. Mais avant même sa deuxième saison de compétition survient la Grande Guerre.

Au terme de cette interminable parenthèse, le football est unifié et le C.O.C. est l'un des premiers clubs à s'affilier à la Fédération Française de Football-Association ; il porte le numéro 106. Terminant deuxième derrière le C.S.B. en 1920, il ne se classe que quatrième l'année suivante, laissant le club angevin et le Stade Nantais inaugurer la Division d'Honneur de l’Ouest. Il n'y accède que sept ans plus tard grâce à une victoire en barrage (2-0 sur le Stade Nantais), et s'y maintient trois saisons. Retombé en promotion d'Honneur puis en 1ère série, il atteint les trente- deuxièmes de finale de la Coupe de France au cours de la saison 1933-34 : il ne peut rien face à l’U.S. Quevilly et le futur champion de Normandie s'impose 3-0 à Cholet. Mais au terme de cette belle saison, le C.O.C. accède à la Promotion d'Honneur puis retrouve la Division d'Honneur en 1937. Il se classe à une avantageuse 5ème place à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

Les années de guerre ne présentent que peu d'intérêt. 1944-45 est en revanche bien plus décisive pour le Club Olympique Choletais qui devient le "Stade Olympique Choletais" et embauche le professionnel Camille Cottin, 34 ans, en qualité d'entraîneur-joueur. Sous son influence remarquable, le S.O.C. se classe 3ème derrière le F.C. Nantes et le S.C.O. Angers. Ces deux clubs décidant de passer professionnels, il devient le porte-drapeau de l'Anjou-Basse-Loire en Division d'Honneur de l'Ouest, face aux redoutables équipes bretonnes. Tâche dont il se tire on ne peut mieux, remportant le titre de champion de l'Ouest en 46 et 47 ! Mais en 1948, il termine derrière le Stade Rennais amateur, l'A.S. Brestoise et le F.C. Lorient, leur abandonnant les trois places qualificatives pour le nouveau Championnat de France Amateur, comme en 1921 ! Il échoue à nouveau en 1949 et Camille Cottin part à Angers pour prendre en main les professionnels du S.C.O. : une de ses premières décisions sera de recruter le jeune nordiste Raymond Kopa !

Sous la conduite de Roger Mahé, le S.O.C. continue de disputer le haut de tableau de la D.H. et, enfin, après avoir remporté sa poule et battu l'A.S. Brestoise en finale, obtient son ticket pour le fameux C.F.A. Pour sa première saison, il réussit une formidable performance : placé devant la Berrichonne de Châteauroux et le stade Quimpérois, il n'est devancé que par les Girondins de Bordeaux ; de plus, il remporte la Coupe de l’Ouest en écrasant l’En-Avant de Guingamp par 4 à 0. La saison 52-53 est encore plus remarquable : vainqueur de ses deux rivaux, le Stade Malherbe Caennais et le F.C. Tours (devant 7.476 spectateurs !), il termine premier de son groupe grâce à un jeu brillant et obtient de jouer la poule finale. Battu par Bordeaux (0-2 à domicile) puis à Draguignan (idem) et à Epinal (5-2), il se venge sur Sedan (5-1). Il empoche la Coupe de l’Anjou. Confirmant qu'il est bien l'un des meilleurs clubs amateurs de France, le S.O.C. se classe deuxième en 1954, seulement devancé par Quevilly, qui finira champion de France. En Coupe de France, Subileau, Roperch, Mahé et consorts ne sont éliminés que par les professionnels de Troyes, avec l'honneur de jouer la rencontre à Marseille ! Vainqueur 5 à 1, Troyes ira jusqu'en demi-finale et sera vice-champion de D2.

Mahé passe le relais à Raymond Toscanelli. Si le S.O.C. ne se classe que 8ème, il réussit à nouveau un bon parcours en Coupe, éliminé seulement par les Girondins de Bordeaux professionnels, et remporte à nouveau la Coupe de l’Ouest en pulvérisant les Dernières Cartouches de Carhaix 9 à 2 ! L'année suivante, il retrouve son standing, devancé par le double champion de France en titre, l'U.S. Quevilly. Revanche est prise en 1957 : vainqueur de leur groupe devant les Normands, les Choletais disputent la poule finale, quatre ans après leur première expérience. Ils sont d'abord accrochés par les Maubeugeois (1-1) puis battent Ruthénois (2-0) et Mulhousiens (5-4). Mais, mis en échec par les Bourguignons de Blanzy-&-Montceau (2-3), ils terminent à égalité de points avec les Maubeugeois qui sont déclarés champion de France. Ce scénario à la fois palpitant et frustrant se renouvelle un an plus tard : à égalité de points avec les Quevillais et les Mulhousiens dans la poule finale, ils laissent à nouveau échapper le titre.

La décennie suivante est nettement moins glorieuse. Après deux saisons en demi-teinte, le S.O.C. finit dernier (17 défaites en 24 matches). En 1964, entraîné par l’ancien international Thadée Cisowski, il est quand même vice-champion de Division d'Honneur - mais à 11 points du Stade Lavallois qui sera vice-champion de France amateurs un an plus tard - et dispute un seizième de finale de Coupe de France contre les "pros" de Toulon. En 1967, la création de la Ligue Atlantique de Football lui permet de rebondir. Alors qu'il s'engluait dans la D.H. de l'Ouest, le club du président Pelé devient le premier champion de D.H. de l'Atlantique en 67-68, et retrouve le C.F.A. sous la direction de René Gaulon. Il s'y classe 12ème et atteint à nouveau les seizièmes de finale de la Coupe de France. Sous la conduite d'André Basquin, arrivé en 1969, le S.O.C. finit 3ème de sa poule de D3, à un petit point d'Evreux qui monte en D2. L'équipe réserve accède à la D.H. où elle se maintiendra une trentaine d'années, à quelques exceptions près.

Il faut attendre 1974-75 pour retrouver le S.O.C. aux avant-postes : les équipiers de Laguesse et Gouetcha, troisièmes derrière les réserves du F.C. Nantes et du S.C.O. Angers, gagnent leur billet pour la D2 ! Affectés au groupe A, ils ont alors affaire à forte partie avec les professionnels de Paris F.C., Rennes, Rouen, Sedan et Lorient. Quelle étrange compétition, où ils affrontent le Paris F.C. à Villeneuve-la-Garenne devant 571 spectateurs ! Et quelle frustrante saison, où ils gâchent trop de points ! Remontés à la 14ème place à trois journées de la fin, ils ratent le maintien d'un souffle : il aurait suffi d'un but de plus lors de l'ultime rencontre face à Lorient (2-0) pour marquer le bonus et arracher le maintien ! A l'autre extrémité du classement, Laval accède à la D1 et recrute Willy Laurendeau.

Le S.O.C. est donc relégué en D3 puis, trois ans plus tard, en D4 où Paul Jurilli parvient à le stabiliser. En 1982, il retrouve la D3 dans le sillage de Concarneau, puis navigue plusieurs années dans le ventre mou, réalisant quelques percées en coupe de France, notamment l'élimination du S.C.O. Angers en 1988, grâce à un but de Bideau à la 120' ! Puis le club choletais, de plus en plus dans l'ombre de Cholet-Basket qui réalise miracle sur miracle, traverse une période noire : face aux mauvais résultats, l'entraîneur Karim Ibrahim est remercié en janvier 1989 ; le club finit dernier et retourne en D4. En novembre, c'est le dépôt de bilan : le club doit à l'URSSAF quatre années de cotisations sur les primes de matches, d'où un redressement de 800.000 francs et une dette totale de près d'un million et demi de francs. Heureusement, la Ville, garante, reprend l'encours. Le S.O.C. est sauvé et dispute les trente-deuxièmes de finale de la Coupe de France contre le F.C. Nantes (0-2 à Montaigu).

Vainqueur de la Coupe de l’Atlantique en 1991 et 1994, troisième du championnat en 1992, il termine premier de son groupe en 1993 et obtient ainsi le droit de disputer le nouveau championnat de National 2… qu'il finit dernier. Le voici relégué en National 3, où il se maintient durant huit saisons. En 2001, il échoue à nouveau aux tirs au but face à La Roche-sur-Yon en trente-deuxième de finale de la Coupe de France. Miklos Bérès, qui fut le légendaire entraîneur d'Ancenis (32 saisons, D2 comprise), est limogé avant le terme de la saison. L'année suivante, le S.O.C. finit 15ème, relégué en DH après 34 saisons passées dans les championnats nationaux. La chute n'est pas terminée : elle se prolonge encore d'une marche en 2004, avec la relégation en DSR, son plus bas niveau depuis 1937 !

Heureusement, le S.O.C. parvient à s'en extraire immédiatement. Et c'est bien le moins car Cholet, ville de football depuis près d'un siècle, mérite beaucoup mieux ! Après être remonté en D.H. puis en CFA2, le club choletais retrouve le Championnat de France amateur en 2015.

© Olivier Moreau - 2005, mars 2006, juin 2015

le Stade olympique
choletais

Pour nous écrire :
anjou.foot@laposte.net
 
Bibliographie

Le Stade Olympique Choletais d’hier à aujourd’hui, par Pierre Boureau, éditions Pays & Terroirs, Cholet, novembre 2007. L’ouvrage de 250 pages est instructif et comporte de nombreuses illustrations en carnet central. Indispensable pour tout mordu de l’histoire du football angevin !
  
S.O. Cholet
Club Olympique Choletais
Club des Antennes Choletaises
Stade Olympique Choletais

vice-champion de France (amateur) - 1957

vainqueur de groupe en CFA/D3 - 1953 - 1957 - 1958 - 1993

champion de l’Ouest - 1946 - 1947 - 1951

champion de l’Atlantique U.S.F.S.A. - 1914 - 1915 - 1918 - 1919

champion de l’Atlantique - 1968 - 2009

vainqueur de la Coupe de l’Ouest - 1952 - 1955

vainqueur de la Coupe de l’Atlantique - 1991 - 1994

vainqueur de la Coupe de l’Anjou - 1938 -1942 - 1953 - 2011

vainqueur du Challenge de l’Anjou - 1973
Pierre Blouen

A la ville, il était employé de commerce à Cholet, où il était né le 26 juillet 1893. Sur le terrain, Pierre Blouen, plus grand que la moyenne (il mesurait 1m75), était l'avant- centre et capitaine du Club olympique choletais qu'il mena au titre de champion de l'Atlantique en 1914.
Deux ans et demi plus tard, le 16 août 1916, le sergent Blouen mourut "pour la France", tué à l'ennemi en donnant l'assaut à un fortin armé de mitrailleuses. Il avait 23 ans.